Feel Free

Hier soir j’ai lu le dernier article du blog de Digital Steak, qui en plus de m’avoir personnellement touché, m’a surtout fait pensé à plusieurs choses.

La première c’est que moi aussi ça fait trop longtemps que j’ai délaissé cette page, ensuite, que je n’y avait jamais vraiment mentionné les raisons de mon départ à Chamonix, et enfin, que ça fait maintenant quelques mois que je suis ici et qu’il était peut être temps de faire le point.

Je pense que la plupart des personnes, peut être famille comprise, me voient en sorte de vacances prolongées financées par Pôle. C’est vrai qu’à la base je suis aussi partie pour skier, mais finalement les enseignements sont plus riches qu’une simple saison au ski. Je tenterai de l’expliquer ensuite.

Ce qu’il faut garder en tête c’est que je voulais essayer « autre chose » que la vie que j’avais construite jusqu’alors à Paris. Que finalement l’aboutissement appart/boulot/amis/mec qui se fait assez naturellement n’est que drivé par le cadre social et urbain dans lequel j’ai été plongée pendant 30 ans. Mais après ? Est-ce « assez » ?

J’en avait marre de rester assise devant un ordi 8 heures par jour, de prendre le RER, d’optimiser ma vie pour dégager 1 heure ou 2 de sport par semaine, d’attendre mon week-end ou mes vacances pour pouvoir m’échapper de Paris. Les amis autours de moi commencent à passer un cap dans leur vie (mariage, enfant) dans lequel je ne me retrouve pas pour le moment, ça peut créer une sorte de distance psychologique, qui en soit ne change rien dans la qualité des relation que j’ai avec eux, mais qui me fait me rendre compte qu’une petite brèche se forme et que nous ne somme pas du même côté. Et puis, après ma rupture début 2016 je me suis sentie beaucoup plus libre de mes choix, ça m’a ouvert les yeux sur « qu’est ce que je veux faire de ma vie » (VS «  qu’est ce que je dois faire de ma vie »). Le changement de dizaine qui pointait le bout de son nez a été décisif.

J’ai commencé à rêver de Montagnes. Pourquoi exactement, c’est difficile de mettre des mots sur des sensations, une sorte d’attrait physique et contemplatif. Ou peut être juste par esprit de contradiction par rapport à la vie de la ville. Le fait est que j’ai embarqué toute ma personne dans ce grand virage, avec oui, parfois des doutes, mais surtout avec la grande satisfaction de me dire que j’allais accomplir quelque chose qui, pour une fois, n’appartenait qu’à moi.

Mes premiers pas à Chamonix ont été grandement facilités par la présence de Florian pendant presque 2 mois, avec qui j’ai pu découvrir tous les aspects de cette nouvelle vi(ll)e beaucoup plus facilement : nouveau rythme, le domaine skiable, la ville et sa vie nocturne.

Ensuite, tout s’est enchaîné de manière assez confuse : un déménagement dans une collocation avec la découverte de personnalités assez dingues, les sorties, les relations et surement un peu trop de transhage. Aussi beaucoup de personnes qui sont venues à Chamonix (merci à elles !!) et moi qui ai pas mal bougé entre les anniversaires et les visites Parisiennes. Un bon gros mélange d’émotions pas toujours facile à canaliser et l’impression de vivre à 100 à l’heure alors que je ne travaille pas. C’est stimulant et complexe à analyser. Un bon gros sac de noeuds dans lequel j’ai un peu fini par m’empêtrer.

Mais depuis quelques semaines je commence (seulement) à trouver mes marques. J’ai l’impression de poser les premières pierres d’une plus grande sérénité. De nouvelles activités me font découvrir la seconde saisonnalité de la montagne : randonnées, running et escalade. C’est presque plus simple de s’aventurer en montagne par ces biais là qu’avec le ski, de l’explorer et d’en découvrir les recoins. J’ai aussi fait la rencontre de personnes qui me permettent de continuer à explorer la vallée et à pousser mes limites. C’est exactement ce dont j’avais besoin.

Un élément a également contribué à me retrouver en territoire connu : le vélo. C’est simple et bête comme bonjour, mais je crois que c’est vraiment un mode de déplacement qui me correspond et me fais sentir libre à 100%. Et puisque je parle de liberté, c’est bien là dessus que je voulais venir : je me sens vivre, je me sens libre, et je pense que cette seule sensation vaut mille fois le fait d’avoir quitter ces matinées en RER. Je construit une autre facette de ma personne par le bais des activités que je fais aujourd’hui, des personnes que je rencontre, des endroits où je vais, mais surtout, je le fait avec une grande sérénité, et je suis sûre que par celle-ci j’arriverai à trouver un nouvel équilibre.

A suivre, donc.

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